La cueillette consiste à cueillir manuellement uniquement les cerises mûres à point.
C'est la technique la plus coûteuse qui oblige à repasser plusieurs jours de suite sur le même arbuste mais qui procure les meilleures qualités de café.
L'égrappage consiste au contraire à racler la branche de toutes ses cerises, le procédé pouvant éventuellement être mécanisé.
On récolte par cette technique expéditive un mélange hétérogène de cerises plus ou moins mûres, à l'origine de cafés plus acides (à cause des fruits encore verts).
Le Brésil est le premier producteur et exportateur de café depuis 1840.
Il fournit aujourd'hui, à lui seul, le quart de la production mondiale, avec 1,5 million de tonne et 2,9 millions d'hectares de surface récoltée avec plus de 4 millions de caféiers.
La caféiculture a longtemps été aux mains de grands propriétaires exploitants, les fazendeiros qui disposaient de surfaces de plus de 100 hectares.
Cependant, le poids des petits cultivateurs a augmenté progressivement, même si les plantations dont ils disposent sont inférieures à 5 ha.
Ce phénomène est constaté aujourd'hui dans le monde entier.
Le petit village est en bas des collines et toute la population est venue rammasser le café.
Les camions passent le soir pour rassembler la cueillette du jour et l'emmener dans des hangars proches des grandes villes.
Entre l’abolition de l’esclavage en 1888 (le Brésil est le dernier pays à le faire) et l’année 1928, la force de travail est renforcée par une immigration massive : 3,5 millions de travailleurs affluent du Portugal, de l’Italie, de l’Espagne, d’Allemagne et du Japon principalement.
À São Paulo seul, le nombre de nouveaux immigrants est de 201 000 entre 1884 et 1890 et plus de 733 000 entre 1891 et 1900.